Avec l'échec total de HZ et Hay qui prend la fuite, FORD doit reprendre l'usine !!!

Communiqué de presse de la CGT GM-Strasbourg

le 28 juillet 2010

Face à l’annonce erronée par de nombreux médias et politiciens(nes) selon lesquels la CGT aurait signé, voici la réalité :

Oui, la CGT a signé ce mercredi 28 juillet 2010 un document.
Ce document est issu de négociations entre la direction de GMCompany représentée par Stephen Jenkins et le Directeur de la direction départementale du travail.

La direction de GM Company, représentée par Stephen Jenkins a signé ce document par lequel elle recule sur sa prétention à obtenir la signature des quatre syndicats pour engager les négociations d’acquisition de GM Strasbourg par GM Company.

Que la direction et certaines personnes communiquent que la CGT a signé « l’accord » est un mensonge de plus.
Ces gens ne veulent évidemment pas reconnaître qu’ils ont dû reculer car ils perdraient la face.

Par cet engagement, GMCompany reconnaît à la CGT le droit de ne pas signer le recul social qu’elle impose.

Quant à la petite phrase par laquelle nous renonçons à contester l’accord, c’est une farce car pour contester un accord, il faut avoir plus de 50% des voix aux élections professionnelles. Ce qui n’est pas notre cas !

Nous n’avons cessé de dénoncer ces exigences devant tous les salariés et: nous n’en sommes pas signataires (écrit noir sur blanc dans l’accord d’engagement) !

Ce recul de GENERAL MOTORS COMPANY montre que rien ne peut obliger des travailleurs et leurs organisations syndicales à s’incliner devant les diktats patronaux.

Syndicat CGT General Motors Strasbourg

*****

Communiqué de presse de la CGT GM-Strasbourg

le 20 juillet 2010

A l’attention de toutes les rédactrices et rédacteurs en chef de l’information.

Les résultats du référendum ont montré que la volonté de la direction est loin de faire l’unanimité puisque 268 salariés sur 929 votants ont exprimé leur refus de voir baisser leurs revenus de 10% pour une reprise hypothétique de l’usine de Strasbourg par GM Company. Ils n’acceptent pas le chantage de la direction qui vise avant tout à faire porter par les salariés de nouveaux sacrifices pour augmenter la part des profits. Et ceux qui ont voté "oui" au référendum l'ont fait le couteau sous la gorge, sous la menace du chantage scandaleux de GM de ne pas reprendre l'usine.
Il n'est pas question pour la CGT de donner son accord à la baisse de la masse salariale, c'est à dire à la dégradation des conditions d'existence des travailleurs. D'autant que rien ne le justifie : tant l'usine de Strasbourg que le groupe GM font des bénéfices. Et ceux qui font la promesse de reprise à condition de baisser la masse salariale ont fait le même genre de promesse aux travailleurs de GM Anvers… qui va fermer d’ici la fin de l’année.

Pour le syndicat, Roland ROBERT

*****

Article sur GM Strasbourg du 20 juillet 2010


*****

Voici un message de soutien de la CGT-Ford

à la CGT-GM Strasbourg

Le syndicat CGT de l'usine ex-Ford de Blanquefort (33) tient à apporter tout son soutien aux camarades de la CGT-GM Strasbourg. Nous sommes solidaires de leur position en ce qui concerne le référendum du 19 juillet. Le chantage exercé par la direction de GM est un chantage patronal classique et inadmissible. GM dit vouloir reprendre une usine qui leur appartenait il n'y a pas si longtemps que ça mais au prix de "sacrifices" demandés à l'ensemble des salariés. La situation financière de GM n'est plus la même qu'il y a un an et rien ne pourrait justifier (encore moins aujourd'hui qu'hier) quelque attaque que ce soit contre les salariés. Comme chez nous avec Ford, on s'aperçoit que les patrons exercent en permanence un chantage à l'emploi. Chantage qui se traduit par des menaces sur les salaires des ouvriers ... comme toujours. Rappelons que pendant le même temps, les patrons arrivent quand même à engranger des bénéfices ! Voir les chiffres record de Ford.
Nos camarades de la CGT-GM dénoncent ce chantage et du coup subissent des attaques de leur direction comme quoi c'est cette CGT qui serait responsable d'un échec éventuel de la reprise. Quel culot ! Les patrons sacrifient les emplois au nom de leur logique de profits et rendent responsables les syndicats ou les salariés quand ceux-ci n'acceptent pas les reculs sociaux que ces mêmes patrons voudraient imposer.
Nous soutenons complètement nos camarades.
A l'usine ex-Ford de Blanquefort, nous sommes nous-mêmes en lutte pour sauver notre usine et la totalité des 1600 emplois. Nous sommes aussi lancés dans un rapport de force avec les dirigeants de Ford Europe pour qu'ils assument leurs responsabilités sociales et reviennent sur leur site (vendu il y a 15 mois) qui est dans une situation particulièrement alarmante. Depuis le début de notre bataille, nous avons aussi subi des menaces et du chantage de la part des dirigeants de Ford. Et il n'est pas simple de résister à cette politique. Comme partout les salariés sont inquiets pour leur avenir et sont parfois prêts à accepter les conditions des patrons faute de perspectives meilleures et faute d'une pression psychologique énorme pour les faire flancher.
Nos camarades de la CGT-GM ont raison de s'opposer à la politique de GM et d'exiger une reprise sans condition, une reprise sans aucune perte de salaire et sans aucune perte d'emplois. Par expérience, nous savons que nous n'avons rien à gagner à accepter le chantage patronal. Combien d'usines ont connu des attaques contre les RTT, des baisses de salaires, des vagues de licenciements, toujours au nom des emplois à sauver et combien ont finalement fermé ? C'est le cas de Continental à Clairoix ou encore de Arena à Libourne. Et les exemples sont malheureusement nombreux.
La perspective réelle contre les licenciements et contre les fermetures d'usine est bien un mouvement d'ensemble de tous les salariés contre le patronat. Oui, seule une mobilisation générale pour la défense des emplois pourraient changer le rapport de force et aider les salariés à défendre réellement tous les emplois. C'est ce qui nous manque aujourd'hui pour redonner le moral et la force de se battre à la majorité des salariés. Car nous savons tous que les reculs sociaux que veulent imposer les patrons ne sauvent rien en réalité.
En attendant, nous répétons toute notre solidarité à nos camarades de la CGT-GM Strasbourg.

Le syndicat CGT-Ford Blanquefort, le 19 juillet 2010

*****
Nos camarades de Général Motors Strasbourg nous ont envoyé leur tract du 20 juin 2010
--> A lire en cliquant ici <--
*****
Déclaration de Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT
Le 24 juin et les médias

Anticipant une journée de mobilisation unitaire pour la défense des retraites qui s’annonce puissante, les avocats du projet de loi gouvernemental multiplient les tentatives pour réduire l’ampleur des protestations à l’expression d’une minorité agissante.

Ainsi, Le Figaro fait sa Une ce matin sur le résultat d’un sondage IFOP pour tenter d’accréditer l’idée que « 58 % des français approuvent la retraite à 62 ans ». Il y aurait un revirement de l’opinion des français puisque toutes les enquêtes ont montré jusqu’à présent une forte majorité en profond désaccord avec la volonté de saborder le droit au départ à la retraite à 60 ans.

À y regarder de plus près, je constate que :

• l’on interroge les français sur le caractère « acceptable » du recul de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite et qu’on leur fait dire qu’ils « approuvent les 62 ans »,

• 70 % des retraités jugent « acceptable » une mesure qui ne les affecte pas, tout comme 67 % des professions libérales et 61 % des artisans et commerçants,

• Le Figaro aurait pu faire son titre sur les 67 % qui jugent la réforme « plutôt injuste ».

Cette tentative de manipulation de l’opinion conduit l’éditorialiste du Figaro à affirmer de manière péremptoire « les français comprennent la nécessité de porter l’âge légal de la retraite à 62 ans, ils approuvent le gouvernement d’avoir pris cette décision ». C’est une version du « comment prendre ses désirs pour des réalités ».

Parallèlement, une autre enquête IFOP également publiée ce matin mettrait en évidence que 57 % des français ne font pas confiance aux syndicats. Là aussi, il s’agirait d’une rupture avec toutes les enquêtes précédentes sur le sujet qui ont toutes mis en évidence un taux de confiance oscillant entre 53 et 57 % à l’avantage des syndicats.

L’explication réside sans doute dans l’avertissement discret commentant le résultat « les comparaisons sont difficiles. La méthode du sondage n’est pas la même que les années précédentes ». Les sondés ont été sollicités via Internet, ce qui représente un « biais », selon les spécialistes des sciences sociales.

En effet, faut-il être abonné à Internet pour que son opinion soit prise en compte ? Peu importe ce détail pour les commanditaires, l’essentiel est d’alimenter le discrédit sur la parole syndicale.

Les mauvaises langues ont relevé que ces deux enquêtes d’opinion, relayées aujourd’hui dans les médias, émanent de l’IFOP dont la Vice-présidente n’est autre que Madame Parisot, par ailleurs Présidente du Medef !

Je ne peux m’empêcher de rapporter ces faits à d’autres tout aussi préoccupants. Ainsi, à deux reprises cette semaine, une radio et une chaîne de télévision, toutes deux publiques, ont décommandé l’invitation qui m’était faite de venir exprimer nos positions avant la journée de mobilisation du jeudi 24 juin. Une autre invitation, celle-ci prévue pour demain soir, est mise en suspend. A chaque fois, c’est l’actualité footballistique qui justifierait ces changements de programme.

Le débat de société sur l’avenir des retraites qui engage le sort de millions de salariés pour plusieurs décennies devrait s’effacer derrière les péripéties de notre équipe de football !

Aussi, j’interpelle par avance publiquement les rédactions des principaux médias qui seraient tentées jeudi de reléguer la journée de grèves et de manifestations au rang des faits divers. L’élimination de l’équipe de France de football de la coupe du monde 2010 est malheureusement une affaire entendue ; la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, elle, ne fait que commencer.

*****
Prison avec sursis pour les patrons de Molex

METRO le 07.05.2010 : Le tribunal a condamné les deux patrons de l’usine de Villemur à de la prison et à une amende. La justice leur reproche de ne pas avoir informé le comité d’entreprise du projet de fermeture de l’usine.

Ce jeudi après midi dans la salle d’audience du tribunal de Toulouse ce sont les applaudissements de joie des anciens salariés de Molex qui ont accueilli la décision du TGI à l’encontre des deux dirigeants de l’usine de composants électroniques de Villemur sur Tarn : six mois de prison avec sursis et une amende de 10 000 euros à verser au comité d’entreprise.

Le cogérant de l’usine Molex à Villemur, William Brosnan, et son directeur général de l’usine Philippe Fort, étaient poursuivis pour « entrave au fonctionnement du comité d’entreprise ». En clair la justice leur reproche de ne pas avoir informé en temps et en heure les élus du comité d’entreprise de leur volonté de fermer l’usine de Villemur.

« Cette décision confirme qu’on a eu affaire à une direction malhonnête et que les 279 licenciements ne sont pas avérés », explique Denis Parise, secrétaire du comité d’entreprise qui n’hésite pas à parler de «bandits et voyous » en évoquant les deux patrons de Molex.

« On ne peut pas tout se permettre dans ce pays, on peut rencontrer des difficultés économiques et agir dans la loyauté et la transparence », lance de son côté Me Denjean, avocat du CE. Du côté de la direction de Molex, absente ce jeudi au palais de justice, on déplore « la décision décevante du tribunal » selon un communiqué envoyé ce jeudi par la direction de Molex.

« C’est un jugement contestable, les dirigeants de Molex ont tout fait pour respecter la loi et la procédure », rétorque Me De Caunes et Fayon-Boulay, les deux avocats des dirigeants.

Repères

- La justice a mis à jour des éléments prouvant que des cadres avaient passé un pacte de confidentialité en février 2008 s’engageant à ne pas diffuser la nouvelle de la fermeture
- La suite judiciaire de cet épisode pourrait se poursuivre devant le tribunal des prud’hommes où les salariés pourraient contester leur licenciement
- Aujourd’hui 35 ex salariés de Molex ont été embauchés par le repreneur, le fonds de pension HIG. Ils devraient être 50 à la fin de l’année
- Le dossier Molex repasse devant la justice le 26 mai prochain date à laquelle le tribunal devra se prononcer sur le bien fondé du licenciement des représentants du personnel pour motif économique

*****

*****
Communiqué de la CGT Philips Dreux :

Réouverture du site de Philips Dreux : Une première victoire due à la mobilisation des salariés.
La direction de Philips doit maintenant s’engager à maintenir nos emplois.

Ce matin, pendant qu’une partie des salariés de Philips Dreux restaient devant le site, toujours fermé et gardé par des vigiles, une autre partie s’est rendue en car au ministère de l’Industrie à Paris-Bercy.

Nous étions environ 150 devant le ministère ce matin à 8h. Des délégations de cheminots, de Renault, de l’éducation nationale et des étudiants, ainsi que Xavier Mathieu de Continental, et les camarades de (SUD-Rail, SUD Etudiant, Solidaires industrie, SUD PTT, Solidaires 75, SUD Nettoyage, SUD Energie, ...) avaient répondu présents à notre appel. Nous les en remercions chaleureusement.

Une délégation syndicale de Philips (CGT, FO et CFE-CGC) a été reçue par Christian Estrosi à 8h30.

Le ministre s’est dit choqué par les méthodes de la direction de Philips, comme l’avait dénoncé les salariés et la CGT Philips Dreux : la lettre recommandée envoyée par la direction de Philips aux salariés le week-end dernier pour leur demander de ne plus revenir sur le site à partir de lundi et pour leur proposer un reclassement en Hongrie à 450 €/mois, a été une véritable provocation.
Sur le reste, les propositions du ministre ont été plus floues. Il a demandé que le dialogue soit renoué entre les syndicats et la direction de Philips. M. Estrosi a ensuite reçu la direction de Philips cet après midi.
En fin d’après-midi, le cabinet du ministre nous a prévenus que Joël Karecki, le président de Philips France à l'issue de sa rencontre avec M. Estrosi, annonçait que désormais « chaque salarié peut accéder à l'établissement pendant la journée ».
La réouverture du site, si elle est confirmée dans les faits et par le TGI de Chartres, est une première victoire pour les salariés de Philips Dreux.
La direction de Philips a en plus « appelé les partenaires sociaux à une nouvelle réunion de négociation".
Pour la CGT de Philips EGP Dreux, les conditions préalables à une nouvelle rencontre avec la direction de Philips sont :

* La levée du lockout, la réouverture totale du site de Dreux et le départ des vigiles
* L’annulation du PSE
* La prise en compte pour juger de la situation économique du site de Dreux de l’ensemble de l’activité Customer Lifestyle
* Le redémarrage d’une activité industrielle sur le site de Philips Dreux dans les jours qui viennent

Nous rappelons que Philips a dégagé 424 millions d’euros de bénéfices en 20009.

Nous appelons donc les salariés à rester mobiliser et à se présenter à l’usine demain comme nous le faisons depuis lundi 15 février.
Une assemblée générale aura lieu vendredi matin à 8h pour faire le point sur la rencontre avec le ministre.
Le Tribunal de Grande Instance de Chartres doit communiquer aux avocats sa décision sur le lockout vendredi 19 février à 15h.

Une autre assemblée générale aura donc lieu à 15h pour en informer les salariés et pour décider ensemble de nos prochaines actions.


La CGT Philips EGP Dreux - Jeudi 18 février 2010

*****
Voici un tract que la CGT Général Motors de Strasbourg nous a envoyé :



*****

Voici un tract que la CGT Général Motors de Strasbourg nous a envoyé :


*****
Soutien aux salariés en lutte de Philips Dreux


Le syndicat CGT-Ford de Blanquefort apporte son soutien complet et sa solidarité aux salariés en lutte de Philips Dreux.

Nous suivons depuis Bordeaux votre bataille contre les licenciements. Nous imaginons bien les difficultés auxquelles vous êtes confrontés face à un patron sans scrupule (bénéfices d'un côté et fermetures d'usines de l'autre) Nous vous souhaitons beaucoup de courage. N'hésitez pas pas à nous envoyer vos tracts pour qu'on informe nos collègues de votre lutte.
Dites nous ce que nous pouvons faire pour vous aider, si cela nous est possible.
Notre situation à Blanquefort est beaucoup moins dramatique mais nous nous lançons dans un droit d'alerte car les mois qui viennent se présentent aussi de manière difficile. Nous nous sommes mobilisés contre la fermeture de notre usine pendant deux ans. Nous avons obtenu une reprise l'année dernière mais même si nous avons gagné un répit, notre bataille est loin d'être finie.

Nous étions venus vous rendre visite lors de votre rassemblement de novembre dernier. Nous sommes trop loin pour revenir vous voir maintenant mais nous sommes de tout cœur avec vous. Vive la lutte.

Le syndicat CGT-Ford Blanquefort, le 13 janvier 2010



Solidarité avec les camarades de Continental

L’année dernière, nous vous avions rendu visite à Clairoix lors d’un rassemblement de soutien en octobre dernier. Cette fois, nous regrettons très fortement de ne pas pouvoir être présents à vos côtés ce mercredi 13 janvier. Nous tenons par contre à vous exprimer tout notre soutien et toute notre solidarité. Nous dénonçons évidemment la répression antisyndicale dont vous êtes victimes. Nous sommes opposés aux condamnations qui vous sont faites.

Nous avons suivi l’année dernière, avec beaucoup d’enthousiasme, votre lutte pour la défense de vos emplois et contre la fermeture de l’usine. Nous avons été très touchés par les images, par les reportages, par vos interviewes. Votre combat, comme ceux des Molex, des New Fabris, des Caterpillar, des Freescale, des Goodyear, des General Motors est celui de tous.

Nous espérons que votre journée de manifestation sera une complète réussite car l’enjeu est énorme. Il s’agit de faire reculer le gouvernement et les patrons. Nous sommes enchantés par le soutien important que vous recevez de l’ensemble des syndicats, associations et partis politiques de gauche.

Bon courage à tous et surtout donnez nous de vos nouvelles.

Le syndicat CGT-Ford de Blanquefort (Gironde), le 12 janvier 2010

***
Caterpillar, les licenciés en plan


05/01/2010 Le processus de reclassement des ouvriers congédiés en mai dernier par le leader mondial des engins de chantier s’achève ce mois-ci. La majorité des 600 salariés mis à pied cherchent toujours un emploi.

Le 11 mai, après quatre mois d’un conflit qui fut l’un des plus durs et des plus emblématiques de la crise traversée cette année par l’industrie française, le plan social de la branche hexagonale de Caterpillar, leader mondial de la construction d’engins de chantier, est validé par trois syndicats. Il prévoit 600 suppressions de postes sur les 2 500 que comptent alors les deux usines iséroises du groupe américain : 120 salariés en CDI signent un départ volontaire, et 480 apprennent leur licenciement par un recommandé, le 12 juin. Une surprise totale pour la plupart, la direction étant restée opaque sur le choix des congédiés. Jusqu’à ce jour, les syndicats n’ont pu avoir ni la liste des noms ni les barèmes de notation utilisés pour la constituer…

Plus de six mois ont passé depuis que le couperet est tombé. Pour Caterpillar, les signes de reprise se précisent. Le groupe a certes enregistré une chute des ventes en 2009, contrastant avec un chiffre d’affaires record et plus de 3,5 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) de bénéfice net en 2008. Mais après avoir licencié 22 000 salariés en 2009, soit 16% de ses effectifs mondiaux, Caterpillar a vu le cours de son action passer de 30 à 40 dollars cet été jusqu’à près de 60 dollars cet hiver. Il y a eu et il y aura des dividendes versés pour 2009, au moins autant qu’en 2008…

Et les licenciés, ouvriers dans leur écrasante majorité, que sont-ils devenus ? Une quinzaine sont allés, à titre individuel, aux prud’hommes. «Nous n’obtiendrons que des dommages et intérêts, pas la reconstitution des emplois, dit Pierre Janot, avocat du comité d’entreprise, qui les défend. La démonstration de la nécessité de licencier n’a pourtant pas été faite. L’épisode de crise économique a permis à Caterpillar de réaliser une opération de restructuration d’ampleur, préparée depuis longtemps. Or, le groupe avait les moyens de tenir face à la crise, de faire d’autres choix que les licenciements.» Pierre Piccaretta, délégué CGT de Caterpillar, résume : «Ils ont choisi de préserver les dividendes, pas les salariés.»

Parmi les salariés licenciés, 415 ont opté pour un congé de reclassement qui leur garantit, durant six à huit mois, 80% de leur salaire, et leur permet d’avoir une formation… si le groupe accepte de la financer. Aujourd’hui, seuls 130 d’entre eux semblent à peu près tirés d’affaire, avec en poche un CDI (24 personnes), un CDD, une promesse d’embauche, un départ prochain à la retraite ou une création d’entreprise. «C’est un motif de satisfaction, étant donné le marché du travail extrêmement déprimé», relève Jean-Charles Martin, directeur de BPI Grenoble, société chargée de ces reclassements. Mais une partie des congés de reclassement va se terminer fin janvier. Les salaires - déjà réduits - vont cesser. Il y aura, avant les premiers versements d’allocation-chômage, une période de carence de trois à quatre mois durant laquelle les licenciés devront vivre sur leurs indemnités de licenciement. La situation deviendra critique, la tentation forte d’accepter n’importe quoi, des emplois moins rémunérés et plus précaires… A la veille de cette échéance, rencontre avec quatre «Cater», entre amertume, espoirs, et angoisses.

Michel Pisicchio, 55 ans trente-six ans d’ancienneté comme «outilleur»

«Le ciboulot tourne à vide»

«J’avais le bon boulot, valorisant, autonome, bien rémunéré. Sur la quinzaine de salariés à ce poste sur Grenoble, on est trois à avoir été licenciés. Quand j’ai ouvert ma lettre, après un quart d’heure pour réaliser, j’étais complètement détruit. J’avais eu une engueulade avec mon chef il y a un an. Est-ce que ça a joué ? C’était la tache sur la nappe, ils n’auraient vu que ça, et pas le bouquet de fleurs à côté ?

«Je n’ai pas pu retourner bosser après la lettre. Je suis repassé deux ou trois fois à l’atelier, voir les copains : mon poste est occupé par quelqu’un d’autre. Ça, ça me reste vraiment en travers de la gorge. J’ai l’impression d’avoir été une chaussette sale qu’ils ont jetée parce que je ne leur plaisais plus. Je ne me voyais pas partir comme ça. Au début, j’ai continué à aller le matin boire le café avec les copains restés chez Cater, avant qu’ils prennent leur poste. Si j’étais parti à la retraite, je serais un ex-Cater. Là, je n’ai pas le droit. Je ne suis plus rien.

«Ils m’ont donné 57 000 euros, mais ça ne me console pas. Ça ne représente pas mes trente-six ans d’investissement dans cette société. Ça a bouleversé tous mes projets. J’avais acheté une vieille maison à la campagne, je la faisais retaper pour mes vieux jours. Je l’ai revendue cet été : je n’avais plus la force de m’en occuper, de suivre les artisans. Je n’ai pas touché à ma prime. J’aurai préféré ne pas avoir cet argent et garder ma maison.

«Heureusement, avec BPI [la société chargée des reclassements, ndlr], j’ai trouvé une formation d’opérateur sur machine à commande numérique, trente-cinq heures pas semaine. Je finis mi-mai. Je vais voir si je trouve un emploi valorisant, dans mes compétences. Je voudrais savoir si ce que j’ai fait a servi à quelque chose. La formation, c’est le moment où ça va bien, c’est intéressant, je suis concentré, je sors tout le reste de ma tête. Sans ça, le ciboulot tourne à vide. Toute une vie dans cette boîte, et sur un coup de dé… Et l’action qui ne cesse de remonter…»

Slim Mansouri, 43 ans quatorze ans d’ancienneté comme soudeur, puis agent de qualité, ancien élu CGT

«L’usine, plus jamais»

«Mon licenciement, ça a été un soulagement. J’avais pété les plombs en tant que "green belt" - sous-chef, quoi - à qui on demandait de réduire les coûts avec système de production pompé chez Toyota. Moi, je voulais travailler à la limitation des défauts, eux pensaient à la réduction de personnel. Je ne veux plus jamais travailler dans une usine, avec tous ces outils qui sont là uniquement pour améliorer les profits et qui font des ouvriers des pions.

«Je m’étais préparé un peu, je veux bosser dans la climatisation, le froid, un marché très porteur. J’avais une formation de soudeur-tuyauteur dans la plomberie. Du coup, c’est logique, pour moi. Sauf qu’aucune de mes compétences acquises chez Cater ne me sert pour ce projet. J’avais trouvé une formation à 9 400 euros, mais dans un premier temps, ils ne voulaient me financer que 6 000 euros ! La moindre des choses, ça serait pourtant qu’ils prennent en charge nos formations en échange de notre investissement chez eux pendant toutes ces années !

«Pas question de toucher à ma prime pour ça, c’est ma sécurité pour l’avenir, pour mes quatre enfants. Il faut bien voir que ce n’est pas une PME que je suis en train de taper, mais bien une montagne de dollars ! Finalement, Caterpillar a accepté de m’allouer 1 700 euros de plus. Entre-temps, la formation a commencé, sans moi : il ne manque donc plus que 350 euros. Je vais les payer…»

Fabien Dubus, 37 ans quinze ans d’ancienneté comme soudeur, puis «team leader»

«Fin janvier, je ne toucherai plus rien»

«Je me suis investi instinctivement dans le conflit dès le début, malgré les pressions de ma hiérarchie, par fierté. Avec leur chiffre d’affaires record, ils voulaient licencier 733 personnes… Je voulais que mes enfants puissent dire demain : notre père s’est battu, il ne faut pas se laisser faire. Quand j’ai ouvert mon recommandé, j’avais le cœur serré. J’ai eu des semaines de malaise, puis j’ai tourné la page… Même si j’ai un pincement chaque fois que je vois un Cater jaune au coin d’une rue. Je ne pensais pas être licencié : avec quatre enfants, mon ancienneté, mes trois derniers rapports annuels excellents… Ils n’ont pas respecté les modes de calcul : je les ai attaqués aux prud’hommes.

«Chez BPI, ils ont été compétents, ils m’ont motivé. J’ai passé des qualifications de soudeur, c’était pas facile : mon savoir-faire de chez Cater, de la grosse soudure à plat, c’est pas utile ailleurs. Il faudrait que je suive d’autres formations, mais mon crédit formation est épuisé. Je voudrais retrouver un poste dans une grosse boîte : on se fait exploiter un max dans les petites. Une PME de la région m’a proposé un poste à moins de 1 500 euros net, sans aucun soutien pour les déplacements, les repas, alors que je touche encore 1 800 euros… Ma femme ne travaille pas, on a un emprunt à vingt ans pour notre appartement : on a refusé.

«On ne veut pas prendre le risque de toucher à ma prime de licenciement de 32 000 euros : ça nous rassure un peu pour l’instant. Mais fin janvier, je ne toucherai plus rien, pour soixante-quinze jours, alors j’ai un peu de souci. Cette semaine, je suis allé m’inscrire en agence d’intérim. Ils m’ont dit : "Peut-être après les fêtes…" Bien sûr, quand il faudra, je prendrai n’importe quoi, mais pour l’instant, je vise l’équivalent de ce que j’avais chez Cater. Et s’ils me rappellent, j’y retourne : ils m’ont dit que j’étais prioritaire.»

Marie Farbos, 58 ans quarante et un ans d’ancienneté comme agent aux ressources humaines

«L’argent ne peut gommer la manière»

«Entrée chez Cater à 17 ans, je devais prendre ma retraite en mars 2010. Avec mon ancienneté record, je n’aurais pas dû partir si on avait appliqué les procédures… Ça s’est réglé en haut lieu, chaque service a été redessiné. On n’en a rien su.

«Pour moi, bien sûr, c’est le jackpot : je serai de toute façon à la retraite à la fin de mon congé de reclassement, mais je pars avec quarante-six mois de salaire au lieu de six ! L’argent, pourtant, ne peut gommer la manière dont ils m’ont licenciée. Après la lettre, je n’ai jamais remis les pieds chez Cater. Ils m’ont demandé par écrit de rendre mon badge, mes clefs ; comme si j’étais une pestiférée. Je leur ai tout renvoyé par la Poste, avec un post-it.

«Pendant deux mois, j’ai été très mal. Je n’ai dit au revoir à personne. Personne ne m’a appelée. Mes collègues directes n’ont-elles tout simplement pas osé ? En interne, il est vrai que personne ne sait qui a été licencié, qui est parti volontairement. La direction voulait réduire les effectifs ? Ce sera effectif au 31 janvier… Mission accomplie, quel que soit le coût des licenciements.»

L’album des «Cater». Les photographies sont extraites de Caterpillés, petit livre saisissant regroupant des portraits de licenciés et des clichés du conflit réalisés par le photographe grenoblois Bernard Ciancia. Il est publié par l’association La mémoire des Caters, fondée par des salariés du groupe. En vente sur le site www.les-cater-enlutte.fr (7,50 euros).

A lire sur Libération.fr

***
La CFTC et la CGC se rapprochent pour étudier de futures alliances

Les dirigeants de la CFE-CGC et de la CFTC se sont rencontrés mercredi dans le but de renforcer une coopération qui pourrait aller jusqu'à la présentation de listes communes aux élections professionnelles dans certaines entreprises, a-t-on appris jeudi auprès des deux parties.

"L'idée est d'avoir la coopération la plus étroite possible", à partir des "bonnes relations de toujours" entre les deux organisations, a commenté le président de la CFTC Jacques Voisin, interrogé par l'AFP sur des informations publiées par le quotidien Les Echos.

A lire dans LeMonde.fr du 07.01.2010

***
La lutte des salariés de Philips EGP Dreux continue

 Voici des nouvelles que nous ont envoyés les salariés de Philips Dreux que la CGT-First/Ford était allée soutenir lors de leur "fête des travailleurs" le 14 novembre 2009 :

"Sujet : Contrôle ouvrier chez PHILIPS EGP DREUX

Pour le maintien de production de télévision de Philips EGP DREUX, les salariés du site depuis des années ont organiser, grèves, mobilisations régionales, batailles juridiques... tout a été tenté pour bloquer la machine destructrice de l'emploi. La CGT Philips EGP DREUX s’est battue sans relâche pour la mobilisation massive des salariés de Philips. Car comme partout, derrière ces emplois directs supprimés, ce sont des milliers d’autres qui ont été liquidés avec l’installation dans le chômage et la misère de milliers de familles.


Le groupe PHILIPS annonce un bénéfice record au 3e trimestre 2009 de 176 millions d’euros soit trois fois celui du 3e trimestre 2008. Quant au bénéfice d’exploitation, ce dernier a été multiplié par six et s’élève à 344 millions d’euros.

Aujourd'hui depuis 9H00, les travailleurs du site de Dreux ont pris le contrôle de l'usine et de l'organisation des productions afin de dénoncer la fermeture de celui-ci et de demnter que l'activité TV est toujours possible à DREUX"

Manu CGT PHILIPS EGP DREUX le 5 janvier 2010

***
Renault condamné pour "faute inexcusable" après le suicide d'un salarié

LEMONDE.FR avec AFP | 17.12.09
Le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Nanterre a condamné, jeudi 17 décembre, Renault pour "faute inexcusable" pour le suicide d'un de ses salariés en 2006, a annoncé la présidente du tribunal, Marie-Hélène Kartti. Antonio B., ingénieur en informatique de 39 ans, s'est suicidé le 20 octobre 2006. Il s'est jeté du 5e étage du bâtiment principal du Technocentre de Renault
à Guyancourt (Yvelines), devant plusieurs de ses collègues.
"Si j'ai décidé de ne pas en rester là, avait expliqué au Monde sa veuve Sylvie en mars 2007, c'est pour que mon fils de 11 ans connaisse les vraies raisons qui ont poussé son père à se donner la mort." Sylvie et sa famille estimaient que Renault n'avait pas respecté ses obligations de sécurité et que le stress professionnel auquel était soumis le salarié avait directement contribué à son geste. La famille d'Antonio B. avait demandé la majoration de la rente versée à la famille et un euro symbolique d'indemnisation, ce qui a été accepté par le tribunal.
A l'annonce de la décision du TASS, le porte-parole de Renault a rappelé que ce suicide avait été "un drame qui avait choqué tout le monde chez Renault". Il a expliqué que Renault, qui dispose d'un mois pour faire appel, avait "pris note de cette décision". "Avec tout le respect que nous avons pour la douleur de la veuve et donc pour sa démarche judiciaire, on pensait avoir fait la preuve dans le dossier que les éléments de fautes inexcusables n'étaient pas établis", a toutefois rappelé le porteparole.
La décision du TASS a été saluée par les syndicats du Technocentre. Alain Gueguen, délégué SUD, se fellicite d'avoir eu "gain de cause sur quelque chose de très symbolique". Du côté de la CGT, on reconnaît également cette "valeur symbolique". Pour Pierre Nicolas, de la CGT du Technocentre, cette décision met à mal la stratégie de défense de la direction pour qui "les personnes qui se sont
suicidées avaient uniquement des problèmes personnels". "Ils n'ont jamais reconnu que les changements dans l'organisation aient été cause de troubles chez les salariés." M. Nicolas espère que cette condamnation pour "faute inexcusable" fera changer les "méthodes de management qui ont été durcies depuis 2006, avec des systèmes de cotations qui mettent les salariés en difficulté. Nous espérons que cette décision sera un point d'appui pour tous ceux qui se battent et qu'elle fera jurisprudence", a-t-il conclu.

***
La justice autorise l’occupation d’une usine


09/12/2009 : La Cour d'appel de Riom a rejeté le recours de la société Frulact contre 29 de ses salariés qui occupent l'usine depuis deux mois.



La justice a donné raison à 29 salariés qui occupent depuis deux mois l’usine Frulact à Saint-Yorre dans l'Allier. La Cour d’appel de Riom, dans le Puy-de-Dôme, a jugé dans un arrêt rendu mardi que l’occupation ne pouvait être considérée comme "illicite" dans la mesure où la société Frulact l'avait "elle-même engendrée".
"La cour d’appel tient compte que le trouble initial est imputable à l’employeur", explique l’avocat des salariés, Jean-Louis Borie, qui salue une décision "rarissime" :

Les salariés de l’usine se relaient depuis deux mois pour empêcher la direction de cette entreprise, qui fabrique des préparations pour yaourt, de faire partir les machines. Ils protestent également contre la fermeture de l’établissement et leur transfert à Apt, dans le Vaucluse, dans une usine appartenant au même groupe. Et demandent qu’on examine à nouveau les projets des éventuels repreneurs, projets qui sont pour l’instant ignorés.
La direction, invoquant le "trouble manifestement illicite" constitué par cette occupation et faisant valoir son droit de propriété, avait réclamé l’expulsion des salariés mais avait été déboutée par le tribunal de grande instance de Cusset, dans l’Allier, le 23 octobre. Dans son arrêt, la Cour d’appel de Riom confirme l’ordonnance du TGI de Cusset, allouant 800 euros à chaque salarié pour frais de justice.
La direction du groupe entend tout de même faire plier les salariés. Il y a dix jours, 22 d’entre eux ont reçu leur lettre de licenciement pour faute grave, avec insubordination, occupation d’usine et séquestration, selon la radio lyonnaise Radioscoop.

A lire sur Europe1.fr

***
Appel de l'intersyndicale et le comité de lutte Continental Clairoix

.

***
Des métallurgistes français (de la CGT-Molex) détenus sur un aéroport aux États-Unis pour activité syndicale

Des membres de la CGT ont été détenus pendant quatre heures par des agents des services américains de l'immigration pour avoir participé à une manifestation contre la fermeture d'une usine Molex à Villemur-sur-Tarn, France.

ÉTATS-UNIS: Deux syndicalistes français de la Fédération des travailleurs de la métallurgie (CGT), affiliée à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, ont été détenus le 29 octobre par des agents des services américains de l'immigration à l'aéroport O'Hare de Chicago, et interrogés sur leur participation à une manifestation sur le site français de production de la société américaine Molex Incorporated.

Les deux syndicalistes, qui ont été détenus pendant quatre heures, faisaient partie d'une délégation de membres de la CGT qui s'était rendue à Chicago pour prendre part le 30 octobre à une action à l'assemblée des actionnaires de la société. Les syndicats de Chicago ont contacté les bureaux locaux du Congrès américain pour demander leur libération.

Molex, un fabricant de composants électroniques qui vend ses produits aux grandes entreprises de fabrication automobile, a annoncé le 23 octobre 2008 son intention de fermer son usine de Villemur et de licencier 283 salariés. L'entreprise a toujours refusé de présenter des informations financières aux représentants des salariés, en infraction avec la législation française du travail. Elle a illégalement lock-outé les salariés en refusant de leur verser les salaires et les primes dus depuis le 6 août 2009.

La CGT, qui représente les travailleurs/euses de Molex en France, demande à l’entreprise de se conformer au droit français et de tenir son engagement à travailler avec le syndicat pour préserver les emplois et respecter les droits fondamentaux du travail et les protections des travailleurs/euses.

Les métallurgistes français ont été rejoints par environ 80 syndicalistes de la région de Chicago, appartenant à United Steelworkers (USW), International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM), International Brotherhood of Teamsters (IBT), Workers United/SEIU, United Electrical Workers (UE), AFL-CIO, et Jobs with Justice. En dépit de la validité de leurs mandats, les membres de la CGT et un représentant d'AFL-CIO se sont vus refuser l'accès à l'assemblée des actionnaires.

Dans une lettre adressée à la direction de Molex en France avant l'action entreprise à l’assemblée des actionnaires, le secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina, avait demandé instamment à l'entreprise de respecter l’autorité de la loi et ses engagements envers les salariés français. "Dans le cas où Molex Incorporated continuerait d’enfreindre ouvertement la législation française du travail, de porter atteinte aux droits de ses salariés et de refuser de travailler avec le gouvernement français et les syndicats français pour parvenir à une solution juste et équitable, la FIOM poursuivra une action mondiale et utilisera son influence auprès des clients de Molex pour qu’ils refusent vos produits", a-t-il averti.Nov 03, 2009 – Kristyne Peter

Source : 

+ d'autres infos sur le site de la CGT
***
Tract des Général Motors de Strasbourg


***
Document d’orientation et résolutions
49ème congrès CGT
Analyse

   Trois textes ont été édités pour préparer ce congrès : un sur les orientations, un rapport d’activités et un rapport financier. Au total ce sont 52 pages à lire. C'est important à lire puisque c'est quand même ce qui va se discuter et se voter en décembre. Nous avons besoin d’en discuter et d’y apporter des amendements car beaucoup trop de passages manquent de clarté.

   Citons ici des extraits qui nous paraissent important issus du texte d’orientation uniquement pour ne pas être trop long. C’est complètement subjectif mais globalement, ce texte reste trop dans les généralités et évite les idées précises.
Une partie du texte concerne la crise actuelle et fait le constat des dégâts subis par les salariés : régressions sociales, augmentation des inégalités, chômage et précarité, attaques contre la sécurité sociale, dérèglementation des services publics, recul de la démocratie …
Il s’agit de répondre à la crise pour ne pas que la salariés la payent. La CGT parle de construire un « rapport de forces permettant de gagner de nouveau droits pour intervenir dans la gestion des entreprises, créer de nouveau lieux de dialogues social et de négociations pour que vive démocratie et progrès social ». La question est comment faire et quoi faire exactement ? Et là, malheureusement, nous n’arrivons pas à y voir clair.
Plus loin, nous citons : « la Cgt s’engage résolument dans un syndicalisme de transformation sociale, rassemblé et rassembleur, dans l’entreprise, le territoire, la branche, le pays, l’Europe et le monde ». Plus loin « la conquête des droits des salariés, de la démocratie sociale de transformation sociales nécessite la construction et le renforcement d’un rapport de force durable ». Plus loin encore, il est écrit qu’il faut « agir sur des objectifs communs pour construire un rapport de forces durable et faire valoir que nous sommes la solution face à leur crise ». D’accord avec ça mais nous n’avançons pas beaucoup.
 
   La Cgt explique que la « crise est structurelle », « c’est la crise du capitalisme et de la financiarisation à outrance ». « Cette crise structurelle, avec ses graves conséquences pour les travailleurs et pour l’économie, est l’occasion de mettre en cause les choix économiques et sociaux qui ont été imposés depuis plusieurs décennies ». Plus loin « la crise actuelle met en exergue le besoin d’une nouvelle stratégie de développement social, économique et environnemental ; ce qui suppose de profondes transformations économiques et sociales comme l’a soutenu la Cgt depuis de nombreuses années ». Ok avec cette idée mais cela manque encore de précisions. Qu’entend-on par « profondes transformations économiques et sociales » ?


   Il y a un siècle, nos ainés parlaient aussi de transformations profondes. Dans la Charte votée le 13 octobre 1906 lors du congrès d’Amiens (il y a 103 ans), voici comment ils en parlaient : « [le syndicalisme] prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale ».

Cette charte qui fait officiellement toujours partie des textes de référence de la Cgt, a l’avantage d’être plus clair à la fois sur l’objectif (expropriation des capitalistes) et sur le moyen pour l’obtenir (la grève générale). Est-ce que la Cgt se retrouve sur ces idées aujourd’hui ? Visiblement non mais elle a du mal à préciser sa vision exacte des objectifs.

   Oui il faut une transformation économique et sociale profonde. Cela signifie s’en prendre directement à l’organisation économique et à ceux qui la dirigent : en 1906, nos camarades parlaient d’exproprier les capitalistes c'est-à-dire de s’en prendre à leur propriété des usines qui est la raison de leur pouvoir.

  
   Oui il faut remettre en question le pouvoir patronal, leur pouvoir de licencier, leur pouvoir d’exploiter les salariés. Leur pouvoir en fait de détruire la vie des gens, tout simplement parce qu’ils produisent uniquement pour satisfaire leurs profits.


   Quelles solutions proposent le texte CGT 2009 ? Il parle de « créer les conditions d’une sécurité sociale professionnelle » ; « d’assurer le travail pour tous » ; de « libérer le travail des entraves qu’il subit, du risque qu’il peut produire pour les salariés ». D’accord avec toutes ces idées mais encore une fois comment peut-on avancer sur ce terrain dans une période où il y a 3000 licenciements par jour, à l’heure où gouvernement et patronat remettent en question le contrat de travail, le code du travail, le repos le dimanche, la retraite à 60 ans, la sécurité sociale tout court, les services publics … Le texte n’y répond pas.

 
   Plus loin il est écrit « cela nécessite de construire le rapport de forces avec le patronat et le gouvernement ». Répéter plusieurs fois la même phrase ne la rend pas plus explicite.

Ensuite le texte aborde plus précisément les revendications : « un revenu décent pour tous » ; « construire la retraite comme un vrai salaire socialisé » à combien la Cgt chiffre le revenu décent et une retraite décente ? C’est important et ça manque ! « la hausse des minima sociaux, de l’ensemble des revenus et des pensions à hauteur du smic » et le smic, il doit être à quelle hauteur ? La Cgt ne propose pas de chiffres !
 
   La Cgt revendique « la mise en place d’un véritable service public de l’emploi », « la création de comités territoriaux de la sécurité de l’emploi », « la création d’un fonds mutualisé interprofessionnel », de « développer un système de santé et de sécurité sociale fondée sur le principe que la santé au travail doit s’inscrire dans une logique de santé publique », « des droits nouveaux dans l’entreprise », « la reconnaissance de la pénibilité au travail », « une maison commune des régimes de retraite » … encore une fois nous ne pouvons qu’être d’accord avec toutes ces revendications mais comment les rendre crédibles ? A l’heure où le gouvernement explique qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses comment peut-on défendre ce qui est détruit quotidiennement ?

 
   La question est aussi posée de savoir où on trouve l’argent pour financer ces revendications ? La réponse est dans les poches des actionnaires. Oui il faudrait prendre dans la poche des patrons. Pourquoi le texte ne le dit pas ? Et puis comment faire ? Ne s’agit-il pas de donner les moyens aux salariés de contrôler les comptes des entreprises ? Le texte ne précise pas non plus. Ensuite, il est écrit « une véritable transformation des politiques économiques est indispensable pour amorcer une nouvelle logique de développement ». Ok mais serait-il possible d’avoir quelques éléments de réflexions ? Visiblement non.

 
   La Cgt revendique une « nouvelle politique industrielle et environnementale ». « Priorité doit être donnée à la préservation et au développement de l’emploi, de la formation et de la qualification ». Ok pas de problème mais c’est ce que dit le gouvernement lui-même. Personne ne dit qu’il est contre la préservation des emplois. La question est comment on défend réellement une politique de l’emploi ? N’est-ce pas aux salariés de l’imposer par les luttes ?

 
   La Cgt propose « le droit suspensif des licenciements » qui serait un « premier pas vers un nouveau plein emploi » !

C’est quoi ce droit suspensif ? On ne parle plus de stopper les licenciements boursiers ? Ni même d’interdire tout simplement les licenciements au moins les licenciements boursiers ?
 
   Finalement la Cgt ne propose rien qui puisse choquer les financiers ! Et on ne comprend pas la résolution n° 1 qui précise que la Cgt « justifie une rupture avec les logiques de rentabilité boursière et souligne le besoin de profondes transformations économiques et sociales ». Difficile de voir en quoi il y a rupture avec la logique de rentabilité financière.

 
   Ceci est un résumé et il faut lire l’ensemble du texte mais tout est du même style : malheureusement il manque des revendications précises, des objectifs précis et je serai pour faire des amendements dans ce sens : préciser que les salaires doivent augmenter de 200 ou 300 euros, que le smic doit être de 1500 euros minimum, revenir à la retraite à 60 ans pour tous, 55 ans pour les travaux pénibles … stopper les licenciements, stopper les cadeaux aux entreprises, financer la sécu par la création de millier d’emplois et en imposant les patrons de payer de suite ce qu’ils doivent … voilà une idée de ce qui pourrait être le programme de la Cgt.

 
   Pour finir vite, nous parlerons d’un aspect qui manque énormément : la discussion sur les moyens d’obtenir satisfaction, en clair la stratégie pour les luttes. C’est d’autant plus surprenant que cela a été un débat permanent parmi les militants de la Cgt : critiques sur les journées d’actions à répétition, sur la faute stratégique après le 19 mars, sur la multiplication des luttes dures dans l’automobile sans qu’il y ait eu un appel de la Cgt pour l’élargissement et la convergence. Nous comprenons qu’il puisse y avoir des différences d’appréciation de la situation et des possibilités qu’elle offre mais l’absence de discussion dans le texte, c’est grave car cela ressemble à un déni de la réalité comme si la Cgt refusait de poser les problèmes que chacun sait existants.

 
   La Cgt a besoin de tout mettre en discussion, de favoriser le débat pour construire tous ensemble un syndicat plus fort. Un syndicat démocratique ne doit pas craindre que toutes ces discussions aient lieu. En lisant les textes, j’ai plus l’impression d’un syndicat qui ne sait pas ni quoi ni comment répondre à la brutalité de la crise, un peu comme si elle était dépassée. Globalement les réponses du texte sont bien en deçà de ce qu’il faudrait proposer pour réellement ne pas payer la crise.
***
Les travailleurs de Ford rejettent les concessions

Par Joe Kishore
5 novembre 2009

Le vote des travailleurs de Ford qui ont clairement rejeté les concessions négociées entre la compagnie et l’United Auto Workers (le syndicat des travailleurs de l’automobile aux États-Unis, UAW) représente une avancée majeure, non seulement pour les travailleurs de Ford mais aussi pour tous les travailleurs de l’auto et la classe ouvrière en entier, tant aux Etats-Unis qu’internationalement.


Le retentissant vote d’opposition (environ 75 pour cent au total et plus de 90 pour cent à plusieurs sections locales) démontre la détermination et le grand courage des travailleurs devant les menaces et l’intimidation de la compagnie, du syndicat et des médias. Ce vote souligne que la classe ouvrière est prête à lutter pour défendre ses emplois et ses conditions de vie, et que les principaux obstacles à cette lutte sont les soi-disant « syndicats », comme l’UAW, qui agissent en tant que partenaires d’affaires et police des compagnies.

Ce vote est l’expression de la résistance grandissante, dans la classe ouvrière, d’une part, au chômage qui grimpe en flèche, aux baisses de salaire et à l’intensification du rythme de travail, et d’autre part, aux sauvetages gouvernementaux des banques et aux bonus record de Wall Street. Le vote à Ford va encourager les travailleurs dans toute l’industrie de l’auto et dans d’autres secteurs de la production à s’opposer de manière semblable aux attaques des compagnies, qui sont soutenues par l’administration Obama.

Ce vote marque une étape historique. Il s’agit du premier rejet d’un contrat national depuis 1982, et le premier à Ford depuis 1976. Dans les trois décennies qui ont suivi, l’UAW a consacré toute son énergie à réprimer la résistance des travailleurs de l’auto. Il a contribué à faire passer nombre de concessions sur les salaires et avantages sociaux, tout en supervisant la destruction de centaines de milliers d’emplois. Quelque 750.000 emplois ont été supprimés dans le secteur, dont plus de 130.000 à Ford seulement.

Bien que ce rejet constitue un premier pas important, les travailleurs ne doivent pas s’imaginer qu’ils ont vaincu les demandes de concessions en rejetant le contrat. Ford et l’UAW ont été déconcertés par le vote d’opposition et l’ampleur du rejet par les ouvriers de la base. Ils ont affirmé qu’ils ne tenteraient pas d’organiser un second vote, étant certainement arrivés à la conclusion qu’ils ne pourraient renverser la décision à ce point-ci. Insistant cependant sur l’échéance du contrat actuel en 2011, le président de l’UAW Ron Gettelfinger a déclaré : « Nous n’allons pas abandonner. »

Il est certain que l’UAW est présentement en discussion intensive avec Ford pour décider de la meilleure façon d’imposer les exigences de la compagnie. Alors que se déroulait le vote, des représentants du syndicat local de Sterling Axle au Michigan ont fait circuler une pétition demandant un autre vote, soutenant que la compagnie menaçait de déménager la production ailleurs. Des officiels de l’UAW d’autres sections ont repris ces menaces afin de faire chanter les travailleurs pour qu’ils votent « oui ».

Ces menaces seront intensifiées. Il y aura une poussée pour imposer des concessions dans les règlements de travail et d’autres mesures reliées à la productivité. La menace de diminuer le travail, de supprimer des emplois et des quarts de travail et même de fermer des usines complètes sera utilisée pour monter les usines et les sections locales les unes contre les autres ainsi que pour monter les travailleurs américains contre les travailleurs canadiens et ailleurs dans le but de diviser, d’affaiblir et de démoraliser la main-d’œuvre.

Pour contrer de tels efforts, le rejet de la convention collective doit absolument devenir le point de ralliement d’une offensive plus large des travailleurs contre la compagnie ainsi que l’UAW.

La question n’est pas de faire pression sur l’UAW ou de mettre en place un « nouveau leadership », comme le disent différentes factions dissidentes qui sont dans l’appareil de l’UAW. L’UAW est un syndicat de nom seulement. C’est un actionnaire majeur des Trois Grands de l’automobile. Ses finances et les salaires de ses cadres dépendent de l’habileté des compagnies de l’automobile à extraire de plus grands profits en coupant dans les emplois et les salaires et en augmentant l’exploitation des travailleurs.

Il est nécessaire pour les travailleurs d’agir de manière indépendante. Les travailleurs de Ford doivent établir des comités de travailleurs en opposition à l’UAW. Une campagne doit être développée à travers l’industrie de l’automobile afin de préparer des grèves et des occupations d’usines pour renverser les coupures dans les salaires et les avantages sociaux qui ont déjà été imposées et mettre un terme aux licenciements et aux fermetures d’usines.

En votant contre les concessions, les travailleurs de Ford placent un vote de non confiance dans l’UAW. Après des décennies de concessions, l’organisation est justement vue par les travailleurs avec mépris et dégoût. Cependant, des questions fondamentales sont liées à la faillite des politiques de cette organisation : son appui pour le Parti démocrate et le système bipartite, sa perspective nationaliste et la défense du capitalisme.

Les dernières attaques sur les travailleurs de l’automobile ont été orchestrées par l’administration Obama. Malgré ses promesses de « changement », une des premières actions d’Obama fut de demander que les travailleurs chez GM et Chrysler acceptent de nouvelles coupures dans leurs salaires et leurs avantages sociaux, tout en forçant un processus de faillite qui a entraîné la destruction de dizaines de milliers d’emplois.

La convention collective rejetée par les travailleurs de Ford était basée sur les concessions imposées chez GM et Chrysler par l’équipe de choc d’Obama pour l’industrie de l’automobile. Cela se voulait le fer de lance d’une offensive plus large sur les salaires et le niveau de vie de la classe ouvrière en entier, offensive qui est déjà bien avancée. Depuis qu’Obama a acculé GM et Chrysler à la faillite, des baisses de salaires ont été exigées dans tous les secteurs de l’économie américaine.

Comme son prédécesseur Bush, Obama est le représentant des sections les plus puissantes de l’élite financière, qui est déterminée à faire payer la classe ouvrière pour les sauvetages des banques, qui a coûté des milliers de milliards, et à rejeter le fardeau de la crise du capitalisme américain sur le dos de la classe ouvrière.

Les agissements de l’administration Obama font la démonstration de la futilité pour les travailleurs de chercher à défendre leurs intérêts dans le cadre du système politique actuel, dominé par les deux partis de la grande entreprise. L’action militante indépendante des travailleurs doit être combinée à une nouvelle perspective politique : la construction d’un parti de masse de la classe ouvrière pour lutter pour un gouvernement ouvrier.

Le nationalisme est depuis longtemps un trait caractéristique de l’UAW et de tout l’appareil de l’AFL-CIO. Dans le but de miner la conscience de classe et de lier les intérêts des travailleurs aux Trois Grands de l’automobile, l’UAW défend la fausse conception que les travailleurs aux Etats-Unis peuvent défendre leurs intérêts en augmentant la « compétitivité » de « leurs » compagnies et en minant les luttes des travailleurs au Mexique, au Canada, en Europe et en Asie.

L’industrie de l’automobile, comme le système capitaliste dans son ensemble, est organisée sur une base mondiale. En montant les travailleurs des différents pays les uns contre les autres, les compagnies ont réussi à imposer des concessions aux travailleurs dans chacun de ces pays. Lutter contre cette stratégie exige la solidarité internationale des travailleurs, basée sur la reconnaissance que la classe, et non la nation, est la principale division de la société.

Plus que tout, les travailleurs de l’auto font face au problème du capitalisme, un système social basé sur la propriété privée des banques et des compagnies. Les décisions qui affectent la vie de millions de personnes, y compris quels biens sont produits et comment les ressources de la société sont imparties, sont prises avec l’objectif d'augmenter encore plus la richesse de la mince couche de la population qui contrôle les leviers essentiels de la vie économique.

Pendant des décennies, l’establishment politique, avec la collaboration étroite de l’AFL-CIO, a travaillé sans relâche pour propager l’illusion que le capitalisme peut garantir un niveau de vie décent pour les travailleurs. La chasse aux sorcières contre les socialistes et la propagande anti-socialiste en continu ont laissé la classe ouvrière sans perspective pour lutter contre l’assaut que leur livrent les compagnies.

Le socialisme signifie l’organisation de la vie économique pour la satisfaction des besoins humains, pas du profit privé. Il signifie la transformation des immenses puissances économiques, y compris les monopoles mondiaux de l’automobile, en sociétés publiques sous contrôle démocratique. Il signifie l’expropriation de la richesse de l’élite de la finance et de l’industrie, qui s’engraisse sur la misère sociale de millions de personnes, et l’utilisation des ressources sociales pour résoudre les problèmes urgents auxquels est confrontée la population mondiale.

Le vote chez Ford montre que la dernière année ne s’est pas écoulée en vain. La crise économique a aidé à détruire les illusions dans le système capitaliste et dans les organisations, y compris les « syndicats » pro-patronaux, qui sont basées sur la défense de ce système.

La croissance de l’opposition de masse au sein de la classe ouvrière est inévitable. Actuellement, nous en sommes aux premiers stades de son développement. Ses implications et sa signification, à leur niveau plus profond, ne sont pas encore comprises par la majorité des travailleurs. Alors qu’une nouvelle période de lutte sociale commence, la question fondamentale est la construction d’une nouvelle direction socialiste de la classe ouvrière, basée sur la compréhension que rien sauf la transformation révolutionnaire de la société mondiale ne peut résoudre cette crise dans le sens des intérêts de la classe ouvrière.
***
Les travailleurs de Ford s’opposent aux concessions réclamées par l’UAW

Par Jerry White
27 octobre 2009
L’usine d’assemblage de Wayne, Michigan

L’accord à concessions conclu il y a deux semaines entre le syndicat United Auto Workers et la Ford Motor Company a rencontré une vaste opposition chez les 41.000 salariés à emploi régulier de Ford qui ont commencé à voter à son sujet la semaine dernière

L’UAW qui avait accordé à Ford en mars dernier des concessions afin de réduire de 500 millions de dollars sa facture salariale, est revenu à la charge pour exiger que 41.000 travailleurs acceptent de renoncer à des acquis supplémentaires selon le modèle imposé par l’UAW aux travailleurs de General Motors et de Chrysler.

En mars quarante pour cent des travailleurs de Ford avaient refusé les révisions de contrat et dans le Michigan et l’Ohio plusieurs sections syndicales locales l’avaient carrément rejeté. Ceci était particulièrement significatif en raison des menaces incessantes proférées par les responsables de l’entreprise, la Maison Blanche et les médias selon quoi le rejet de l’accord pourrait occasionner l’effondrement de Ford, entraînant des dizaines de milliers de licenciements et mènerait au sabotage du plan de sauvetage gouvernemental de General Motors et Chrysler.

Craignant un rejet de l’accord, l’UAW a retardé les réunions de ratification plutôt que d’essayer de faire passer l’accord en force. Entre-temps, le syndicat a dépêché ses permanents dans tout le pays pour mentir aux travailleurs et les intimider dans l’espoir d’imposer l’accord et tout ce qu’il brade.

Cette fois-ci, l’UAW ne peut pas affirmer que l’entreprise est au bord de la faillite. Ford a réalisé 834 millions de dollars de chiffre d’affaires sur la première moitié de l’année et a gagné des parts de marché sur GM et Chrysler tout en étendant ses ventes en Europe et en Chine.

Les médias au service de la grande entreprise ont fait connaître leur inquiétude quant à la capacité de l’UAW à « vendre » l’accord. La semaine passée, le Detroit Free Press avait intitulé son article sur l’accord, « Les ouvriers sont frileux face à l’accord de Ford : les syndiqués UAW risquent de le rejeter. »

L’UAW a accepté de geler les salaires des ouvriers à « salaire d’entrée » et d’embaucher autant que possible de ces ouvriers à bas salaire. Ceci permettra à Ford d’accélérer ses projets visant à se débarrasser de travailleurs plus anciens et mieux payés en les remplaçant par des travailleurs payés 14 dollars l’heure, la moitié de la paye actuelle, et bénéficiant de peu de prestations ou pas du tout.

Les travailleurs plus anciens qui resteront subiront l’accélération des cadences et la surcharge de travail résultant de la destruction des normes de travail et de la flexibilisation acceptés par l’UAW.

De plus, l’UAW a accepté l’arbitrage obligatoire pour ce qui est des salaires et des prestations ainsi qu’une interdiction de faire grève à ce sujet après la date d’expiration de l’actuel contrat en 2011 et ce, dans le but de préparer l’imposition de concessions encore plus importantes au cours des six prochaines années.

En échange, les travailleurs recevront une prime de signature dérisoire de 1000 dollars ainsi qu’une soi-disant garantie de « sécurité de l’emploi. » Ces promesses n’ont pas plus de sens que toutes les autres faites au cours des trois dernières décennies où près de 750.000 emplois du secteur automobile furent éliminés et où l’emploi régulier chez Ford est tombé de 174.000 à 41.000.

Le Socialist Equality Party (SEP) appelle les travailleurs de Ford à rejeter l’accord pour commencer à organiser des comités de travailleurs, indépendamment de l’UAW, dans le but de démarrer la lutte pour la défense des emplois et du niveau de vie. Le SEP appelle les travailleurs de Ford à établir des contacts avec les travailleurs de GM et de Chrysler pour une grève nationale pour l’invalidation des réductions des salaires et des prestations imposées par le gouvernement Obama.
Le SEP a publié une déclaration qui soulève les questions politiques inhérentes à la lutte des travailleurs de Ford en avançant une alternative socialiste à l’exigence des grands groupes, du gouvernement et de l’UAW que ce soit les travailleurs qui payent la crise du capitalisme américain. Nous encourageons les travailleurs du secteur automobile à télécharger et à distribuer cette déclaration. (Voir: Rejetez les demandes de concessions de Ford et des UAW )

Mardi, une équipe de supporters du SEP a distribué la déclaration à l’usine d’assemblage de Ford à Wayne dans la banlieue ouest de Detroit. L’usine, qui fabrique la Ford Focus compact, emploie 2700 ouvriers.

Durant le changement d’équipe l’après-midi, les ouvriers qui avaient pris le tract du SEP, se sont arrêtés pour parler au World Socialist Web Site. Il y avait une vaste opposition à l’accord et un profond dégoût pour l’UAW. De nombreux travailleurs étaient d’accord avec l’évaluation faite selon quoi l’UAW était un « syndicat » de nom seulement et qui n’opérait que pour le compte des entreprises et de l’appareil de l’UAW.

Mike

Mike, un travailleur qui a dix ans d’ancienneté chez Ford a dit, « Quel genre de contrat est-ce si vous le changez tous les mois ? La dernière fois ils ont dit que nous devions faire des concessions pour sauver l’entreprise. Nous avons cédé notre couverture santé, nos augmentations de salaire et nos primes. Je n’ai pas eu d’augmentation de salaire ces huit dernières années.

« Je leur ai dit que je renonçais volontiers à la prime de signature de 1000 dollars s’ils rétablissaient les 4 pour cent de hausse de salaire qu’ils me doivent. A qui va tout cet argent qu’ils nous prennent ? Je sais que les responsables de l’UAW continuent de recevoir leurs bonus. A présent, l’UAW détient des parts de Ford et d’autres entreprises. Lorsque vous possédez une entreprise, vous ne pouvez pas être un syndicat. L’UAW est une entreprise depuis bien longtemps et la section locale 900 est la section la plus riche.

« J’ai débuté en 1994 à l’usine de Rouge et j’ai travaillé dans trois usines Ford. L’usine de fabrication de camions Michigan Truck Plant à côté a fermé ses portes à l’expiration du dernier accord. On avait dit aux travailleurs qu’ils pourraient garder leurs emplois s’ils déménageaient avec leurs familles à Louisville, Kentucky. »

Juste à côté, l’usine fermée de Michigan Truck Plant

Commentant la hausse du chômage de masse et la pauvreté à Detroit où les taux officiels de chômage ont atteint le niveau de 30 pour cent de la Grande Dépression, il a dit « C’est terrible le nombre de gens qui ont perdu leur emploi et leur maison. Mon copain a dit qu’il y a à Detroit 27.000 maisons qui vont être barricadées. Dans le même temps, les riches continuent de traire les vaches à lait du système pour devenir de plus en plus riches. Mais les gens n’arrivent pas à obtenir une aide du gouvernement. C’est le capitalisme à 100 pour cent. »

Un travailleur plus jeune dit « l’UAW abandonne le droit de grève, la seule chose dont disposent les travailleurs pour lutter. A l’intérieur de l’usine, c’est d’ores et déjà comme à Wal-Mart. Nous vivons dans une économie mondialisée maintenant. C’est l’esclavage mondialisé », mais il n’y a pas de réponse mondiale de la part des syndicats, dit-il.

Un autre travailleur a précisé, « UAW ne veut pas dire ‘United Auto Workers’ (Travailleurs unis de l’automobile). Cela veut dire ‘You Ain’t Working’ (tu ne travailles pas).

Dan

Dan, un ouvrier qualifié depuis 18 ans, a dit, « Depuis trente ans nous n’avons cessé de tout abandonner. Mais les responsables à Solidarity House [siège de l’UAW] ont gardé ce qu’ils avaient, ils n’ont rien cédé du tout. Après que nous ayons renoncé à nos augmentations de salaire indexées sur le coût de la vie, les responsables de l’UAW ont augmenté leurs propres salaires. »

« Quelqu’un m’a dit ce qui se passait à ces congrès de l’UAW à Atlantic City, New Jersey. Il a dit que les permanents avaient des chambres à 1000 dollars la nuit et des prostituées de luxe. Qu’ils sont ensuite partis en voiture avec le coffre plein d’alcool pour réapprovisionner leurs bars chez eux. »

« Nous payons des cotisations pour maintenir leur train de vie. Pourquoi avons-nous besoin de ce syndicat ? La section locale organise une ‘réunion d’information’ pour discuter des modifications de l’accord. J’appelle cela une ‘réunion de désinformation’ parce qu’ils ne nous diront pas ce qu’est vraiment le contenu de l’accord. C’est comme dans 1984 où le Ministère de la Vérité est chargé de mentir aux gens. »

Résumant la colère grandissante au sein de la classe ouvrière face au gouvernement Obama et à ses plans de sauvetage des banques, il a conclu en disant « Alors que nous perdons tout, le total des bonus de Wall Street va atteindre 140 milliards de dollars. Le gouvernement a pris tout l’argent du Trésor pour sauver les PDG de l’assureur AIG et d’autres sociétés qui distribuent des bonus. »

*****

Communiqué et tract de Freescale :


FREESCALE : 1066 LICENCIEMENTS
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES

Freescale supprime 236 emplois dans la téléphonie en 2009. En avril, la direction a annoncé la fermeture du site de production de Toulouse en 2011. 830 emplois supplémentaires vont être supprimés, sur les 1360 restants.

Pendant 3 mois, et au cours de 14 réunions de négociation notre direction s’est entêtée à nous promettre de trouver un CDI pour tous, se substituant ainsi au pôle emploi. Elle est restée sourde à nos demandes d’indemnisation décente de nos licenciements.

Nous n’avons aucune confiance dans ses promesses de reclassement parce que la direction n’a su reclasser que 30% des 236 ingénieurs qu’elle est en train de licencier actuellement.
C’est d’autant moins crédible qu’il y a en moyenne 30 000 à 40 000 chômeurs de plus chaque mois depuis le début de l’année.

Si Freescale maintient son intention de nous licencier, alors que l’entreprise fait des profits et a versé 284 millions d’euros de dividendes entre 2007 et 2008, nous exigeons que les propriétaires de freescale paient le prix fort pour le préjudice subi.

Freescale peut payer, freescale doit payer !

Le patron de Blackstone, le principal fond d’investissement qui possède freescale est le patron le mieux payé des Etats-Unis (704 millions de dollars de revenus en 2008). Le groupe possède 1,4 milliard de dollars de trésorerie.

Ce n’est que justice.

- Est-ce juste qu’une entreprise dont les salariés ont fait la richesse s’en débarrasse comme des kleenex après usage ?
- Est ce la justice que d’envoyer les CRS pour faire sortir les stocks et essayer
d’impressionner les salariés en lutte pour leur gagne pain ?
- Et pourquoi les CRS ne sont-ils pas intervenus chez Molex, contre les vigiles qui ont bloqué pendant des semaines l’entrée des salariés, alors que la justice ordonnait la réouverture du site ?



Devant le refus de notre Direction de nous entendre, Nous nous sommes mis en grève depuis le 7 septembre.

Après les licenciements
chez Continental, Molex, Caterpillar, Goodyear, NewFrabris, Faurecia, Celanese, SAV Carrefour, TDF, Freescale, etc.

Après les attaques
contre les postiers, les électriciens, ceux de la Santé et de l’Education, A QUI LE TOUR ?

Nous savons bien que tous les salariés sont ou seront sur la sellette, d’une manière ou d’une autre.

Le patronat et le gouvernement font payer les conséquences de la crise, les restructurations, les délocalisations, les transferts d’activité, les réductions de coûts toujours aux mêmes, aux seuls salariés.

Tous, nous subissons les attaques contre nos emplois, les conditions de vie de nos familles. Ils nous attaquent, parfois les uns après les autres, en comptant sur l’isolement de chaque riposte.

Alors ne nous laissons pas diviser, entre ceux qui sont le dos au mur et ceux qui ont encore un emploi. Nous avons les mêmes adversaires et ils ne sont forts que de nos divisions.

TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE
pour exiger le droit de vivre décemment de notre travail

Nous vous invitons à soutenir notre lutte, mais aussi à vous saisir de toutes les occasions pour manifester l’exigence de tous les salariés : le refus des licenciements, l’arrêt des attaques contre nos conditions de vie et de travail. C’est au patronat de payer les pots cassés de la crise de son système économique et pas nous.

RASSEMBLEMENT AVEC LES FREESCALE
POUR ETRE PLUS FORT ENSEMBLE

Rejoignez-nous ce
VENDREDI 9 OCTOBRE

à partir de 17h00 devant FREESCALE
Avenue du général Eisenhower (métro Basso cambo)
Conférence de presse.

Concert de soutien toute la nuit

devant l’usine.

le COMITE de GREVE de FREESCALE le 05 octobre 2009

*****************************************
Freescale: la police déloge des grévistes

Le 2 octobre 2009 :

La police est intervenue vendredi soir dans l'usine de Toulouse pour libérer des membres de la direction

C'est à l'issue d'une réunion de négociation avec les syndicats sur l'indemnisation de 800 licenciements prévus que la "séquestration" a débuté.

La direction souhaitait ajourner la réunion jusqu'à mardi, tandis que les grévistes exigeaient la poursuite de la réunion où la reprise des discussions dès samedi, a indiqué un délégué CGT.

"Nous étions plus d'une centaine autour de la salle de négociation, faisant pression pour obtenir des indemnités décentes, quand la police en tenue de combat est intervenue", a indiqué un gréviste.

Un responsable de la police a expliqué que la direction a demandé l'intervention des forces de l'ordre après avoir fait constater par huissier que le directeur de l'usine et deux responsables des ressources humaines ne pouvaient pas quitter la salle.

"Nous avons été requis par le préfet, nous avons fait sortir les membres de la direction vers 21h30, il n'y a pas eu de blessés" a ajouté le policier.

"C'est illégal, il n'y a eu aucune décision de justice préalable, la décision de la direction est inadmissible, cela augure mal de la production future", a estimé Didier Zerbib, délégué CGT.

Les salariés se mobilisent

Les salariés de Freescale (composants électroniques) sont en grève à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC contre les conditions de fermeture de leur unité de fabrication et les modalités de leur licenciement depuis plus de trois semaines.

Sur les 1600 personnes employées par le groupe américain Freescale, 800 devraient voir leur poste disparaître à la fin 2011.

Ces derniers jours, les salariés ont multiplié les actions spectaculaires en bloquant la sortie des bus des dépôts de la ville, l'accès à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, en envahissant le conseil d'administration de l'université du Mirail et la gare de Toulouse et en effectuant un barrage filtrant aux portes d'Airbus.
***
Freescale/Toulouse: dépôt de bus bloqué


AFP le 01 octobre 2009 - Des salariés de l'usine Freescale de Toulouse, en grève depuis plus de trois semaines, bloquaient ce matin un dépôt de bus de Toulouse pour la deuxième fois en huit jours.

Une centaine de personnes selon la police - 80 salariés de Freescale et une vingtaine de salariés de Tisséo du syndicat Sud - ont bloqué à partir de 04h30 la sortie des bus du dépôt d'Atlanta qui dessert le nord de la ville. Seules quelques lignes de bus du secteur nord fonctionnaient jeudi vers 09h00 du matin.

Le 23 septembre, les Freescale avaient occupé le dépôt de Langlade qui dessert le sud de la ville avant d'en être délogés par les forces de l'ordre en début d'après-midi.

***
Caterpillar: les salariés défavorables à la réorganisation du temps de travail poussés à voter "pour" à un réferundum


GRENOBLE le 29 sept 2009 — Les salariés de Caterpillar (engins de chantier) ont voté mardi, lors d'un référendum, en faveur d'une réorganisation du temps de travail, permettant de réduire à 600 au lieu de 733 le nombre de licenciements prévus dans le cadre d'un plan social.

Cet accord-cadre avait été signé en mai par la CFDT, FO et CFTC, mais rejeté par la CGT, au bout d'un conflit social de plusieurs semaines contre ce plan social, marqué par la séquestration de quatre cadres.

Pour être ratifié, l'accord doit désormais être soumis à la signature des syndicats du constructeur américain d'engins de chantier, qui emploie 1.980 salariés.

La CGT arrêtera sa position à l'issue d'une assemblée générale qui se tiendra mercredi, a indiqué un élu CGT du CE.

Le chantage :

Une ratification de cet accord-cadre, imposant à l'ensemble des salariés une nouvelle organisation du temps de travail à partir de janvier 2010, permettra d'augmenter de 6.000 euros l'indemnité de licenciement des personnes visées par le plan social. Quelle générosité !

La culpabilité :

"L'enjeu de ce référendum est de savoir si les salariés de Caterpillar sont prêts à faire des efforts de flexibilité pour conserver leurs emplois". Ce ne sont pas les paroles du patron mais bien celles d'un syndicaliste, le secrétaire du comité d'entreprise de Caterpillar, Robert Gamez (FO), lors d'un point presse à Grenoble.

Les menaces :

M. Gamez (FO) prévennait avant le réferundum que les résultats de cette consultation pèseront également sur la "pérennité" des sites de Grenoble et d'Echirolles du constructeur américain d'engins de chantier, qui emploie actuellement 1.980 salariés.

L'avenir pour les 600 victimes ?

Depuis l'annonce en mai de la mise en oeuvre du plan social visant à réduire les coûts, 418 personnes ont été licenciées. Seules 25 d'entre elles ont retrouvé un emploi.

***

Des salariés d'ErDF et GrDf manifestent à Toulouse, rejoints par Freescale

TOULOUSE le 29 sept 2009 - Des salariés d'ErDF et GrDF-Suez de Midi-Pyrénées, 1.200 selon la police et 2.000 pour les organisateurs, ont manifesté mardi à Toulouse contre des sanctions disciplinaires, puis rejoints par 100 à 150 salariés de Freescale, a constaté un journaliste de l'AFP.

La CGT mines-énergie a mobilisé contre les sanctions visant 50 agents en Midi-Pyrénées "après le conflit qui a permis le retrait du projet régional d'externalisation" en avril-mai.

Le conflit avait été marqué par des coupures de courant ou de gaz, des opérations escargot, et le saccage de bureaux à la direction régionale.

"Nous réclamons l'arrêt de toute procédure disciplinaire", a déclaré à l'AFP le secrétaire général régional de la fédération CGT Marc Courdès, indiquant qu'une délégation avait été reçue dans la matinée à la préfecture puis à la direction de l'unité régionale électrique d'EDF à la périphérie de la ville.

Les conseils de discipline ont déjà proposé le licenciement de six agents pour "l'envahissement de locaux ou l'abandon de leur poste de travail" et une dizaine d'autres cas doivent être examinés, notamment "des représentants syndicaux ayant revendiqué avoir rétabli l'énergie dans des foyers démunis", a précisé M. Courdès.

Les salariés de l'usine Freescale (composants électroniques) ont rejoint électriciens et gaziers devant les locaux de la direction régionale d'EDF. Ils avaient auparavant brièvement envahi les locaux de l'UIMM pour demander au patronat de la métallurgie d'intervenir en faveur de l'ouverture de négociations auprès de la direction de leur usine.

Ils ont aussi défilé devant le tribunal de grande instance et la chambre de commerce, protégés par la police.

Depuis une semaine, ils ont déjà bloqué un dépôt de bus, envahi le conseil d'administration de la faculté du Mirail et perturbé la circulation aux abords d'Airbus puis de l'aéroport de Blagnac.

En grève depuis trois semaines à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, les Freescale multiplient les actions contre les conditions de la fermeture de leur unité de fabrication, qui doit aboutir au licenciement de plus de 800 salariés à la fin 2011.

***

Communiqué commun du Syndicat de la magistrature (SM), du Syndicat des avocats de France (SAF) et de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Condamnation des « CONTI » : nouvelle illustration de la pénalisation du mouvement social

Communiqué commun du Syndicat de la magistrature (SM), du Syndicat des avocats de France (SAF) et de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Le 1er septembre, six ouvriers de l’usine CONTINENTAL de Clairoix ont été condamnés à des peines de 3 à 5 mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Compiègne pour « destructions de biens d’utilité publique en réunion ».

En avril dernier, apprenant que la fermeture de leur usine était confirmée par la justice, 200 salariés menacés de licenciement avaient exprimé leur désarroi dans les locaux de la sous-préfecture de Compiègne.

Tout le monde se souvient des images de cette colère spontanée qui a conduit à la dégradation de quelques biens mobiliers. Plutôt que de prendre conscience de l’intensité de la détresse de ces salariés, le Premier ministre n’avait pas hésité à stigmatiser outrancièrement cette action en indiquant qu’elle était le fait d’une « minorité très agissante et très violente » qu’il convenait de sanctionner sévèrement.

Le gouvernement nous avait pourtant habitués à une réelle mansuétude, tant pour les « patrons voyous » - en dépit de quelques effets de manche médiatiques - que pour les auteurs de véritables saccages appartenant il est vrai à son électorat traditionnel…

Cette indignation à géométrie variable de la majorité au pouvoir est réellement insupportable, en ce qu’elle alimente la séparation sociale et la désespérance populaire.

Il est vrai que les idéologues de la « loi du marché » sont naturellement peu sensibles à l’insécurité salariale et à ses effets dévastateurs.

Une fois de plus, cette approche dominante des rapports sociaux n’a pas manqué de se traduire par une instrumentalisation consentie de la justice. Comment analyser autrement le contenu surprenant des réquisitions du parquet suggérant de punir plus sévèrement les prévenus qui contestaient leur participation aux faits ? De même, comment ne pas s’étonner de condamnations si sévères, manifestement inspirées par une logique politique d’exemplarité ? Tout se passe comme si cette juridiction très appliquée, en parfaite harmonie avec l’air du temps, avait anticipé le vote imminent de la loi Estrosi sur les bandes (résurgence aggravée de la loi anti-casseurs) qui prévoit rien moins qu’une responsabilité collective en matière pénale.

Le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l’Homme dénoncent ce nouvel épisode de la pénalisation du mouvement social et partagent l’émoi des organisations syndicales et politiques qui ont marqué leur solidarité avec « les CONTI ».

Paris, le 26 septembre 2009

***

Freescale : trois semaines de grève et d'actions

Lundi 7 septembre : début du mouvement de grève porté par l'Intersyndicale CGT ; CFTC et CFDT. Environ trois cents salariés grévistes. Filtrage des entrées sur le site.

Jeudi 17 : La Direction a assigné les grévistes en référé au TGI, les livraisons de plaquettes sont bloquées. Le Tribunal ordonne la libre circulation.

Vendredi 18 : 10 h 45, Les CRS dégagent les entrées en matinée. L'après-midi, première action du comité de grève chez Airbus et intervention des forces de l'ordre.

Mardi 22 : Action au Métro de Basso-Cambo

Mercredi 23 : Blocage du dépôt de bus Tisséo Langlade.

Jeudi 24 : Irruption à la Fac du Mirail, à la préfecture et à la gare Matabiau.

Lundi 28 : Blocage de l'aéroport.

Mardi 29 : Les Freescale ont rejoint électriciens et gaziers devant les locaux de la direction régionale d'EDF. Ils avaient auparavant brièvement envahi les locaux de l'UIMM

Jeudi 01 octobre : Les salariés de Freescale
bloquaient ce matin un dépôt de bus de Toulouse pour la deuxième fois en huit jours rejoints par une vingtaine de salariés de Tisséo du syndicat Sud.

A suivre...

***

Freescale: le mouvement s'étend

Le 28 sept 2009


Après avoir bloqué Le congrès de Toulouse-II Le Mirail et les bus de Toulouse la semaine dernière, Des salariés de l'usine Freescale de Toulouse (composants électroniques), en grève depuis trois semaines, ont perturbé lundi durant deux heures la circulation devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac, jusqu'à une intervention des forces de l'ordre, une fois de plus.

Les salariés, une centaine selon les organisateurs, 80 selon la police, se sont placés avant 06h00 sur les accès autoroutiers où ils ralentissaient la circulation en distribuant des tracts aux automobilistes, provoquant un bouchon de 2 km.

En grève à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFDT-CFTC contre les conditions de la fermeture de leur unité de fabrication, qui doit aboutir au licenciement de plus de 800 salariés à la fin 2011, les salariés de Freescale ont multiplié depuis une semaine les actions spectaculaires pour faire connaître leur mouvement. Ils ont bloqué un dépôt de bus mercredi, envahi le conseil d'administration de la faculté du Mirail, puis de la gare de Toulouse jeudi et effectué un barrage filtrant aux portes d'Airbus vendredi matin. Les grévistes exigent des négociations sur le montant des indemnités de licenciement. Un réunion pourrait avoir lieu mardi, mais l'intersyndicale refuse "le préalable inacceptable" de l'arrêt de la grève, réclamé par la direction. Les syndicats FO, UNSA et CFE-CGC ne se sont pas associés à la grève, dans l'attente des négociations.

***

Tract de la CGT Général Motors de Strasbourg

Partout, la politique patronale est la même. Partout, il s'agit de faire un maximum de profits que se partageront des actionnaires sans scrupules, appliquant une politique antisociale en règle dans leurs entreprises sur des salariés qui créent pourtant les richesses dont ils profitent. Suppressions d'emplois pour augmenter une productivité jamais suffisante à leurs yeux, reprise d'usine par des gens dont le métier n'est autre que de faire toujours plus d'argent (ils le disent eux même comme ça), taper dans les caisses publiques par autant de subventions qu'ils ont d'imagination. Au final, c'est toujours la même chose, ce sont les salariés qui trinquent, et depuis un an, nous payons le prix fort.

Nous avons reçu un tract des GM de Strasbourg et en le lisant, chacun reconnaitra la même politique qui est appliquée dans nos entreprises respectives : Cilquez ici

Mais loin de se résigner, partout aussi, les salariés se révoltent, la colère monte, et elle s'est exprimée clairement jeudi 17 septembre à Paris (voir page d'accueil). Alors comme le disent les GM, vivons DEBOUT ! Tous aux manifs du 7 octobre à Bordeaux et du 22 octobre à Paris.

La CGT-Ford le 23 septembre 2009

***

PHILIPS EGP DREUX : Fermeture du site

Fin de l'activité industrielle chez PHILIPS EGP DREUX

La nouvelle est tombée : la direction de PHILIPS FRANCE convoquera le 8 octobre 2009 à Suresnes les membres du Comité Central d'Entreprise afin de leurs signifier la fin de l’activité industrielle sur le site de Philips EGP Dreux.

Il faut dès maintenant organiser la lutte pour être capable de présenter une alternative à cette annonce et de défendre au mieux l'ensemble des salariés afin de garantir une activité industrielle PHILIPS sur le site de Dreux.

Ce n'est que la continuité de la stratégie que mène le groupe depuis 1997 sur le site « délocalisation de l'outil de production, baisse des volumes ainsi que des effectifs » Cette décision de politique de casse industrielle, vise à satisfaire les actionnaires au détriment de la vie de milliers de salariés.

Philips est un grand groupe, il a les moyens de garantir l’emploi a tous ses salariés !!

Ne soyons pas résignés, luttons contre le dictat capitalisme !!!

Par CGT PHILIPS EGP DREUX


Plus d'infos sur leur blog : http://cgt-egp-dreux.over-blog.com/
***

Freescale: les salariés de plus en plus remontés

Source : Métro du 22 sept 2009


En grève depuis quinze jours, les salariés veulent durcir le mouvement. Des actions sont prévues toute la semaine.

L’intervention des forces de l’ordre, vendredi matin, pour stopper les barrages filtrants de l’usine Freescale de Toulouse a laissé un goût un amer dans les rangs des salariés. En grève depuis quinze jours pour obtenir des « indemnités de licenciement décentes » en marge de la fermeture du site prévue pour 2011, ces derniers ont décidé ce lundi en assemblée générale – où plus de 200 personnes étaient présentes - de durcir le mouvement.

« Nous avons été choqués que la direction nous envoie des cars de CRS alors que nous manifestions pacifiquement, estime Didier Zerbib, délégué CGT. C’est très mal joué de leur part, car ça ne fait que démontrer dans quel état d’esprit ils sont ».
Ce lundi, certains cadres ont d’ailleurs pris part à la grève « par solidarité » pour la première fois, alors que d’autres ouvriers se sentaient « regonflés à bloc ». Mais n’ayant plus le droit de barrer la circulation de marchandises à la suite d’une décision de justice prise la semaine dernière, les salariés ont donc décidé ce lundi de mener dès cette semaine « des actions musclées » un peu partout dans Toulouse.
Du côté de la direction du spécialiste en semi conducteurs, on estime qu’il n’y a pas urgence. « Nous avons justement prévu une échéance à long terme pour accompagner correctement le reclassement de tous les salariés », indique-t-on. Une réunion doit avoir lieu le 2 octobre sur le sujet.

***

Grève de La Poste: Les raisons de la colère

Source : 20 minutes le 22 sept 2009


La journée de grève nationale prévue mardi à La Poste est précédée ce lundi par une «grève illimitée» dans les 185 bureaux de poste parisiens. «Les deux mouvements sont à distinguer», souligne Jean-François Fouqué, trésorier du syndicat des services postaux, «mais ils se rejoignent». Mais pourquoi les salariés de la Poste se battent-ils?

Ils dénoncent les suppressions d’emploi
Le mouvement parisien, entamé lundi avec un peu moins de 14% de grévistes, demande à ce que soient abandonnés les projets de réorganisation et les suppressions d’emploi qui iraient avec. Selon Jean-François Fouqué, interrogé par 20minutes.fr, les bureaux parisiens ont connu «beaucoup de rénovation de bâtiments et à chaque réouverture, on perd deux ou trois guichetiers en moyenne.» Les bureaux parisiens ont perdu 140 postes aux guichets depuis six mois.


Ils condamnent la baisse de qualité des services
Claude Quinquis, renchérit en expliquant que ces suppressions d’emploi ont pour conséquence d’amoindrir la qualité du service. «En même temps qu’un allongement des horaires, il y a eu une baisse du personnel au guichet, ce qui entraîne un service moins bien rendu.» Le problème est notable dans les quartiers populaires. Jérôme Cottenceau (CGT) explique qu’au bureau de Poste de Château Rouge, à Paris, où la grève a commencé le 7 septembre, «le temps d'attente augmente» car l'activité dite de «banque sociale», c'est-à-dire le retrait au guichet de petits montants, notamment sur les Livret A, «n'est pas jugé rentable» et ne dispose pas de personnel suffisant.


Ils craignent une «privatisation cachée»
Le mouvement parisien s’inscrit dans le cadre d’une grève nationale prévue mardi. Celle-ci a pour but de dénoncer le projet de loi d’ouverture au capital. Présenté au conseil des ministres le 29 juillet dernier, il doit passer devant le Parlement en octobre. Pour les syndicats, il s’agit d’une «privatisation cachée». Le ministre du Travail a pourtant assuré que cela n’arriverait pas. «Je ne comprends pas l'inquiétude des salariés (...) Il n'est pas question de privatiser La Poste, il est question que La Poste reste un service à 100% public», s’est-il emporté dimanche lors du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France. Interrogé sur France Inter, le porte-parole du NPA (Nouveau parti anti-capitaliste) Olivier Besancenot a rétorqué qu’«à chaque fois, on change de statut au début, c'est 100% public. Puis, au fur et à mesure, on ouvre un petit peu le capital et ensuite c'est la privatisation totale».


Ils ont peur que s’installe une «logique de rentabilité» qui n’est pas la leur
Ce que redoutent les syndicats derrière cette «privatisation cachée», c’est de «suivre le chemin de France Télécom, avec des actionnaires privés qui arrivent et instaurent une logique de rentabilité pour maintenir les taux de rendement. Dans ce cas là, le prix unique du timbre n’aurait par exemple aucun sens. Ce seraient deux logiques qui s’affronteraient», analyse Jean-François Fouqué. Dans cette hypothèse, estiment les syndicats, les usagers seraient les premiers lésés. C’est pourquoi ils ont organisé du 28 septembre au 3 octobre prochain une «votation citoyenne» à travers la France.

***

Contis : Appel à tous les Partis et associations attachés à la défense des droits ouvriers et des libertés publiques.

   Appel à tous les Partis et associations attachés à la défense des droits ouvriers et des libertés publiques.

   Le tribunal de Compiègne a rendu un verdict le 1er septembre qui condamne 6 salariés de Continental Clairoix, par un jugement qui remet sur pied la loi anti casseurs abrogée en 1981.

    En effet, ce jugement a décidé de faire supporter, en plus des condamnations pénales lourdes, solidairement, à ces 6 salariés, la responsabilité d’indemniser la totalité des dégradations que d’autres auraient commises, en se basant sur un principe de responsabilité collective inconnu dans la loi: les 6 doivent payer pour les 600 présents ce jour là.

    La fermeture de Continental Clairoix est déjà un scandale, en soi, et il n’est pas admissible que les salariés se retrouvent 2 fois victimes : la première en tant que licenciés, et la deuxième condamnés pour l’exemple pour avoir arraché des garanties importantes par leur lutte. Mais cette condamnation a une portée qui dépasse le cadre même de la lutte des 1120 travailleurs de Continental.

    Le Sénateur UMP Marini, a revendiqué publiquement l’extension à tout le pays et à toutes les situations de ce « nouveau droit » issu du jugement contre les salariés de Continental. C’est en effet la menace qui plane sur l’ensemble du mouvement ouvrier et démocratique avec la réintroduction des principes liberticides de la loi anti casseurs dont pourraient être victimes demain salariés en lutte ou manifestants.

    C’est pourquoi, pour l’équité, la justice, la défense des droits ouvriers et des libertés publiques il nous parait important que vous repreniez en compte, à nos côtés, ce combat pour faire rapporter ce jugement du tribunal de Compiègne.

   Nous avons, quant à nous, décidés de faire appel, et à l’invitation des organisations syndicales de Goodyear Amiens nous serons présents à la manifestation du 17 septembre 2009 à 11H00 devant la Bourse des valeurs à Paris.

   Nous appelons donc tous les responsables nationaux des partis et des associations à venir à nos côtés jeudi 17 septembre, en manifestant par leur présence leur solidarité avec nos demandes, en même temps que la condamnation de tous les licenciements qui sont les deux mots d’ordre de cette manifestation.

   Pour l’avenir, dès maintenant, nous pouvons vous indiquer qu’un rassemblement devrait se tenir le samedi 26 septembre à 15H00 devant l’usine de Continental Clairoix.

   D’une façon générale, nous souhaitons avoir votre soutien pour cette lutte difficile mais indispensable. Nous nous tenons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires et nous souhaiterions discuter avec vous des modalités que pourrait prendre ce soutien et la prise en charge de ce combat pour les libertés publiques.

Clairoix le 15 septembre 2009.

L’Intersyndicale CGT/FO/CFE - CGC/CFDT/CFTC de Continental-Clairoix.

Le comité de lutte.

***

Courrier du comité de grêve de Freescale

   Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de Freescale (Toulouse, anciennement Motorola, 1600 travailleurs dont 1100 sont sous la menace d’un licenciement d’ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en grève sous la direction d’un comité de grève, dont les représentants CGT-CFDT-CFTC, élu par l’assemblée générale .
  
   L’intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoyé une délégation à la manifestation de Chatellerault du 30 juillet à l’appel des New Fabris et donné son adhésion à la constitution d’un collectif contre les patrons voyous et licencieurs. De même une délégation a participé à la réunion des entreprises en lutte ou menacées de licenciements organisée le 5 septembre par la CGT de Ford Blanquefort (Bordeaux).

   Avec notre entrée dans la grève nous ressentons encore plus vivement la nécessité de coordonner notre lutte avec celle de toutes les entreprises menacées immédiatement, grandes ou petites, afin d’aider à impulser le nécessaire mouvement d’ensemble, car nous les savons bien ce sont tous les travailleurs qui sont menacés à court ou long terme (comme ce sont tous les patrons, Etat compris, qui sont, à un moment ou à un autre, voyous et licencieurs). C’est pourquoi dès le 9 septembre nous avons participé nombreux au rassemblement organisé par les Molex à l’occasion de la venue de Bernard Thibault à Villemur.
  
   Nous nous adressons aujourd’hui à :

   - toutes les équipes militantes ou syndicales des entreprises qui avaient apporté leur adhésion au projet de collectif contre les patrons voyous et licencieurs ;
   - toutes celles qui ont participé à la manifestation de Chatellerault en soutien aux New fabris ou, dans l’impossibilité d’y participer, avaient manifesté leur soutien à l’initiative ;
   - et en fait toutes celles dont l’entreprise est comme la nôtre en butte aux attaques patronales ou gouvernementales.

   Nous proposons de relayer et reprendre ensemble l’appel des New Fabris afin de construire et développer la coordination entre nous et de mettre nos forces en commun au service de chacun.

   Et pour cela d’appeler ensemble et le plus tôt possible à une réunion du collectif des entreprises en butte aux patrons voyous et licencieurs.

   Nous sommes prêts à organiser matériellement cette réunion. Mais Toulouse étant un peu décentrée par rapport aux entreprises du Nord et l’Est du pays, il convient certainement de s’entendre entre nous non seulement sur la date mais aussi le lieu qui conviendrait le mieux.

   Nous vous demandons d’adresser vos réponses et vos propositions à :

freescaleenlutte@yahool.fr
Newfabrisenlutte@yahoo.fr

   Mais nous pouvons aussi prendre un premier contact entre nous le 17 septembre à la Bourse à Paris pour ceux qui participeront à ce rassemblement de travailleurs de la métallurgie et de la chimie. Les grévistes de Freescale y enverront une délégation.


Le Comité de grève soutenu par les sections syndicales CGT-CFDT-CFTC

***

GOODYEAR Amiens = patrons voyous !

des ouvriers en colère

Usine à bout de course avec des machines dans un état d'épaves et dangereuses pour les ouvriers. Politique patronale antisociale à l'extrême.
En juin dernier, l’équipementier automobile Goodyear annonçait un projet de plan social visant à licencier 817 salariés de son usine d'Amiens. Motif : la crise et le manque de compétitivité de ce site industriel. Mais selon les syndicats, ce manque de compétitivité est le résultat de la stratégie de Goodyear, qui a sciemment préféré investir dans les pays à bas coût de main d’œuvre plutôt que dans l’usine d’Amiens, où les chaînes de production sont aujourd’hui obsolètes. La fermeture de l'usine est la conséquence d'une stratégie industrielle décidée bien avant les difficultés de la firme, et la crise ne fait qu'accélérer cette restructuration. Mais les ouvriers décidés à se défendre ont réussi cet été à faire annuler le plan de licenciement par la justice.

Cliquez> Arte a diffusé un reportage sur les GOODYEAR en colère <Cliquez


***

L’Intersyndicale de Continental Clairoix.
Le comité de lutte.
Les 1120 salariés.

Aux secrétaires généraux des confédérations
CGT/CFDT/FO/CFTC/CFE-CGC / Solidaire/FSU/UNSA

Cher camarade,

La condamnation de 6 salariés de Continental par le tribunal de Compiègne, le 1er septembre 2009, est une attaque d’une extrême gravité, non seulement contre les travailleurs de Continental mais aussi contre le monde du travail dans son ensemble.
Il s’agit d’un jugement d’exception qui, au mépris du droit et des lois, vise à faire régner dans le pays un climat de peur parmi les salariés et les militants syndicaux qui voudrait se défendre.
La condamnation à des peines de prison et au paiement (indéfini à ce jour) à des sommes considérables, au nom d’une responsabilité collective, est la remise sur pied de la loi dite « anti casseurs », abolie il y a 28 ans.
Nous, travailleurs de Continental Clairoix, n’acceptons pas que l’Etat prenne en otage 6 d’entre nous. Nous sommes fiers de notre combat et n’entendons pas baisser la tête, pas plus aujourd’hui qu’hier.
Mais si nous sommes bien décidés à défendre notre dignité de travailleurs, à travers l’unité qui nous a toujours rassemblés, nous en appelons à toutes les confédérations syndicales pour relayer ce combat dont l’issue aura des conséquences pour tous les salariés du pays.
En ce qui nous concerne nous avons déjà décidé de nous joindre à la manifestation du 17 septembre 2009 à Paris, à la Bourse, organisée par les syndicats de Goodyear d’Amiens.
Nous pensons que, même si les délais sont courts, il serait souhaitable qu’il y ait au moins la présence de chacune des confédérations, aux côtés des salariés mobilisés, pour affirmer, dans l’unité la plus large, la volonté de défendre les droits de tous les travailleurs en défendant les 6 salariés de Continental condamnés.
Quelles qu’aient été les divergences qui aient pu exister entre nous, l’intérêt général des salariés exige aujourd’hui une réponse unitaire et la plus large possible à ces attaques de l’Etat, du gouvernement et du patronat.
Nous sommes prêts à discuter de toutes initiatives communes à mettre sur pied le plus rapidement possible, et nous souhaitons pouvoir nous rencontrer dans les délais les plus brefs pour organiser cela.
Nous comptons donc sur votre réponse à nos adresses e-mail, celle de la CGT-CFDT-FO.

Clairoix le 2 septembre 2009
L’Intersyndicale de Continental-Clairoix.
Le comité de lutte

**********************

Nos articles sur les "salariés en lutte" ne représentent pas toute l'actualité mais sont des exemples de ce qui parait dans la presse sur le sujet. Ils n'ont pour seuls buts que d'informer et d'ouvrir les yeux sur les conflits sociaux dans ce pays. Partout, les ouvriers, les salariés subissent des attaques sur les salaires, sur le temps de travail , les retraites, les services publics ou pire, sur l'emploi. Face à cela, il n'y a que deux choix possibles : Baisser les bras et se résigner OU s'organiser, se syndiquer, se révolter, LUTTER !!!

Historique de cette page du 25 juin au 27 sept 2009
Historique de cette page du 04 avril au 24 juin 2009